Le village de Puiseux-en-Retz

 

 

1/5

 

Puiseux-en-Retz, village très pittoresque, émerge de la forêt comme une clairière sous les grands hêtres.

Ce village se compose d’un noyau d’habitat ancien, que cernent de nombreuses maisons plus récentes, attirées par une généreuse hydrographie et l’immédiat accès aux laies de la forêt. Des atouts qui lui ont fait choisir en 1947 le nom évocateur de Puiseux-en-Retz.

 

Au creux du vallon, la source du rû de Retz a fait tourner pendant des siècles un moulin, toujours debout, où fut aménagée naguère une pisciculture de qualité. Michel des Lions a attaché son nom à ce moulin de Puiseux, ainsi qu’à la création du Musée du Bois, dans le château voisin de Montgobert.

A côté de l’agriculture (la ferme centrale est encore active) et de l’exploitation forestière traditionnelle, plusieurs carrières de pierre blanche et des tuileries ont longtemps assuré quelques ressources au village.

 

De nos jours, le tourisme et la randonnée l’animent, ainsi qu’une longue tradition de fleurissement, public et privé, qui fait de Puiseux-en-Retz un « jardin » coloré tout au long des quatre saisons.

Les randonneurs pourront particulièrement apprécier  :

 

           - Le Monument au général Mangin, au lieu dit la Tour Réaumont,

           - L’église Saint-Pierre et Saint-Paul du XIIIe siècle,

           - Le Calvaire de la Croix d'Yseux (Christ janséniste),

           - Le Lavoir

           - Moulin (ancienne pisciculture).

 

 

 

Démographie

 

En 2011, la commune comptait 220 habitants.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.

À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année.

Zoom sur l'église Saint Pierre :

L’église, dédiée à Saint-Pierre et Saint-Paul, date du XIIIe siècle.

Sous l’impulsion de l’abbaye Saint-Médard de Soissons, propriétaire du lieu depuis les Carolingiens, est élevée vers 1200 la modeste église Saint-Pierre-Saint-Paul, dont le clocher fruste et les moellons humides trahissent la fragilité.

Abritée au coeur du village, tout près du château disparu, c'est un édifice sans prétention, dont la rusticité et l'unité du style, fidèle à ses origines, font tout le charme.

 

 

 

Extérieur :

 

Une simple toiture de tuiles, un petit clocher carré à charpente couverte d'ardoises, une façade unie dont les modestes contreforts constituent le seul décor, c'est aussi humblement qui soffre ici une chapelle romane du 12ème siècle , à peine modifiée par les siècles.

Rien ne subsiste d'un hypothétique clocher de pierre, ni de possibles cul-de-fours (le choeur et les chapelles latérales n'offrent que les chevets plats). Le portail d'entrée, en plein cintre, a lui-même perdu ses colonnettes et ses voussures.

Sur le flanc nord s'étendait l'ancien cimetière, déplacé en 1833.

 

 

 

Le sol de l'église, légèrement en contrebas de la route, explique une sensible humidité générale, qui remonte par le dallage et les murs, malgré les interventions des paroissiens de la commune.

 

Dès l'entrée cependant, le plan primitif en croix latine apparaît avec une grande clarté : la nef romane à acatures se prolonge par un choeur sur unique croisée d'ogives, légèrement postérieur (13e s.).

Peu de chapiteaux subsistent , souvent usés ou frustes, mais les lignes des voûtes sont pures et harmonieuses. Incluse dans l'espace du choeur, la croisée du transept supporte la charge du clocher.

 

 

Par trois ouvertures en arc brisé, la nef communique ave ses bas-cotés, dont les arrêtes portent la marque du gothique flamboyant (16e s.). Les anciennes baies romanes hautes ont alors été aveuglées et remplacées par de larges ouvertures qui laissent pénétrer la lumière.

Mobilier :

 

A l'image de son architecture, dépouillée et presque austère sous son badigeon blanc, l'église possède peu d'objets d'art.

Au fond du bas-côté, les fonts batismaux sont constitués par une belle pierre ancienne , octogonale posée sur un fût roman sans décor.

 

De part et d'autre de l'autel, au fond du choeur, deux belles statues en bois peint, de facture populaire (17e s.) sont dédiées à St Pierre (avec la tiare et la clé) et St Paul (avec l'épée). tous deux patrons du sanctuaire, sont souvent associès comme piliers fondateurs de l'Eglise chrétienne. Prés d'eux, un petit St Sébastien (18e s.) rappelle la traditition locales de l'archerie.

 

Encadrant l'avant-choeur, deux stalles de chêne n'ont pas d'origine certaine. Au dessus d'elles , un évêque et une vierge martyre, malheureusement badigeonnés, ont également perdu leur identité.

 

Enfin, sur le sol de la chapelle latérale nord, une grande dalle gravée indique la sépulture d'un ancien seigneur Zacharie de Vassan qui fut, sous Henri IV, lieutenant à la citadelle de Laon. Décédé en 1617, il reponse ici auprès de son épouse Madelaine.